Je rends grâce à l’Esprit Saint qui m’a permis de témoigner il y a quelques semaines à Plénitude, à l’occasion des fêtes pascales, de ma conversion au Christ, de mon retour du séjour des morts, de ma résurrection :
La foi chrétienne m\’a été transmise dans mon enfance par ma mère, puisque mon père est athée. A l’âge de 14 ans, on m’a donné le choix de continuer à aller à la Messe ou pas. A l’instar de mes deux frères, ne me rendant pas compte des conséquences que cela allait entraîner, j’ai cessé complètement de m’y rendre et ai rompu tout lien avec l’Eglise.
Peu à peu, je me suis écarté du Christ pour construire ma vie en dehors de Lui. J’ai rencontré des personnes du monde du black-métal, rattachées au satanisme, dans lequel je me suis investi durant 3 ans. J’ai donc officiellement renié ma foi et suis devenu un apostat. L’emprise du mal sur ma vie n’a pas cessé de croître durant ces  années tandis que je m’autodétruisais psychologiquement, physiquement, sentimentalement et socialement : alcool, drogue, scarification, musique hardcore, sorties nocturnes etc. étaient devenues mon quotidien. Passionnés de politique, nous avons aussi monté un groupe de skinhead néo-nazi dans notre ville durant deux années. J’ai atteint à ce moment-là un niveau de haine et violence que je n’imaginais pas, en mon for intérieur et à l’extérieur.
Après avoir passé mon bac en 2006, j’ai regardé le chemin parcouru avec une grande tristesse durant les vacances scolaires. En moi naissait le désir d’une vie heureuse et renouvelée. Un soir, je me suis arrêté au pied d’un crucifix et j’ai dit avec provocation en le regardant : « Qui es-tu vraiment, toi, pour avoir fini comme ça ? ». En rentrant, je ne sais par quel souffle de l’Esprit, ma mère me proposa d’aller à la Messe. Improbable, puisque cela faisait en tout plus de 4 ans que je n’avais pas mis les pieds dans une église. A ma grande surprise, j’ai accepté. J’étais gêné et ne me sentais pas à ma place, surtout au moment de la Communion. Inutile de me parler à ce moment-là de présence réelle du Christ dans les espèces ou ce genre de trucs, j’avais tout oublié du catéchisme ! Malgré cela, après avoir communié, une joie et une paix immense se sont emparées de moi. Je ne comprenais pas d’où cela pouvait venir, de la « chips blanche » que j’avais mangée ? Une semaine plus tard, je suis retourné à la Messe pour en avoir le cœur net. J’ai ressenti la même effusion en moi au moment de la Communion et j’ai crié intérieurement : « Seigneur, qui es-tu ? Es-tu là ? Est-ce toi qui me donnes cette paix que j’ai si longtemps recherchée ? ». Le Christ m’a répondu simplement : « Je suis Jésus-Christ. Viens avec moi ».
Après cette rencontre personnelle avec Jésus, je ne pouvais plus vivre comme avant, même s’il m’a fallu des années pour me reconstruire. L’Eglise m’a offert différents moyens : l’Eucharistie, la Réconciliation, la Confirmation, bref, la vie sacramentelle, mais aussi le scoutisme, le Renouveau Charismatique, l’adoration… La plus grande épreuve que j’ai traversée fut celle de mon exorcisme qui dura plusieurs séances, mais dont je ne mesure même plus les fruits. Gloire au nom de Jésus sur Terre et au Ciel ! J’ai également passé deux années au séminaire afin d’approfondir cet appel, lancé il y a 6 ans maintenant.
Jamais je n’ai douté depuis de la présence de Jésus dans ma vie et suis émerveillé de voir le chemin parcouru depuis la « chips blanche » ! Je n’ai à ce jour jamais été aussi heureux que depuis cette rencontre avec Jésus-Christ, le seul Dieu et Seigneur, qui me découvre la sublimité de ma vocation de fils de Dieu : la charité.
 

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